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Discours de vœux d’Ali Bongo Que des promesses douteuses…

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Tel un candidat en campagne électorale, Ali Bongo a débité, dans son message de vœux à la nation du 31 décembre dernier, un discours fleuve, essentiellement assis sur la cohésion tous azimuts mais concrète à partir de cette 2018. Seulement, dans un contexte économique difficile que traverse le Gabon depuis trois ans, les promesses non budgétisées du président de la république suscitent le doute dans leur réalisation, même si l’intéressé a dit faire de la nouvelle année, « une année du concret ».

 

Résultat de recherche d'images pour "Ali Bongo"Certains crient aux annonces démagogiques et accusent le Chef de l’Etat de vivre dans une bulle, complètement déconnectée des réalités du pays. D’autres y voient là une occasion de véritable transformation du Gabon. Les promesses d’Ali Bongo Ondimba, lors de son allocution circonstancielle fin décembre dernier, restent diversement appréciées. Parmi ces promesses, nous avons décidé de ne retenir ici que la cohésion économique et sociale, avec la création d’un Fonds d’Investissements Départemental (FID), qui sera géré par le gouvernorat de province de concert avec les collectivités locales concernées.

Si l’idée est louable et permet ainsi le développement territorial local, notamment dans le cadre de la décentralisation, elle pose cependant un problème de mise en œuvre, car tout fonds, pour être opérationnel a besoin d’être financé. On se demande alors d’où viendront les moyens pour le financer.

Comme autre annonce qui suscite le doute, la création de 10.000 emplois par an dans tous les secteurs d’activités. Là encore le Chef de l’Etat, pour concrétiser son annonce, a promis l’exonération temporaire des charges sociales de cotisations CNSS aux entreprises. Cette exonération va de 50% à 100%, partant de la première à la troisième embauche. Sauf que la durée temporaire de cette exonération n’a pas été arrêtée.
Mais ce qui sème encore le doute, ce n’est pas tant la durée de cette exonération, mais plutôt la faisabilité même de la mesure. Et ce d’autant plus que les 500 milles logements promis lors de la campagne électorale de 2009 n’ont jamais vu le jour. Alors qu’au terme de ce septennat en 2016, le Gabon se serait retrouvé avec au total 35000 logements.

Voilà qui traîne une odeur de démagogie dans la pléiade des promesses faites par le président gabonais le 31 décembre dernier.
Surtout pour des annonces qui n’ont pas été budgétisées, il faut craindre que, confrontées à la réalité économique actuelle du pays, elles ne restent que de simples annonces dont la concrétisation risque encore de prendre au dépourvu l’intéressé en 2023.

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