Accueil Faits Divers Dix personnes interpellées à Malinga par abus d’autorité

Dix personnes interpellées à Malinga par abus d’autorité

114
0

L’AFFAIRE fait grand bruit et alimente des conversations dans les carrefours de Malinga, le chef-lieu du département de la Louetsi-Bibaka, dans la Ngounié (au sud du Gabon). Près de dix personnes ont été interpellées puis auditionnées.

Il s’agit de l’ancien maire, Victor Mwinga, du secrétaire général de la préfecture, Dieu donné Yemba, de Jean Pierre Mouyouma, d’Emmanuel Sombé, de Samuel Mangomo, de Marcel Bipecka, Mounda et Idenguela.

Les faits se sont déroulés mercredi 28 mars dernier. Déférés devant le procureur de la République, près le tribunal de première instance de Mouila, les mis en cause ont été purement et simplement relaxés par l’autorité judiciaire qui n’a trouvé aucun motif pour les maintenir en milieu carcéral.

Selon toute vraisemblance, ils ont été arrêtés d’une manière arbitraire, vu qu’aucun motif ne les ait été notifié pendant leurs auditions préliminaires. « En arrêtant d’une manière injuste ces pères de familles, les autorités judiciaires locale ont fait dans l’abus d’autorité », a dénoncé un notable.

Au lendemain de l’interpellation, les voix se sont levées pour condamner cette arrestation arbitraire. Les populations de Malinga croient dur comme fer que cette procédure judiciaire échouée devant le procureur de Mouila, a des fins politiques. L’ancien maire et les siens sont taxés d’opposants à cause de leurs francs parlés et leurs critiques dans l’action politique de l’équipe municipale. Toute chose que l’actuelle maire de Malinga, Séraphine Waveladjina Malali n’apprécie pas.

INGERENCE DES HOMMES EN UNIFORMES DANS LES AFFAIRES POLITIQUES

Selon une source digne de foi, Séraphine Waveladjina Malali, serait sensible aux critiques. Elle aurait donné des consignes à la gendarmerie locale de traquer toute personne qui osera critiquer à nouveau ses actions.

Les gendarmes ont fait de ces consignes diaboliques leur moyen de mater, torpiller et escroquer les populations. Pour un rien, le commandant de brigade et son adjoint n’hésitaient pas de placer quelqu’un en garde à vue, avant de proposer sa libération  moyennant une somme d’argent.

Ceci était devenu le quotidien des Malinois qui vivaient depuis plusieurs mois avec la peur au vendre. Cette terreur à entrainée les populations à demander sans délais le départ du commandant de brigade et son adjoint. D’après la source, les autorités judiciaires citées ont de fait l’escroquerie un crédo pour arrondir leurs fins du mois, vu que les contrôles routiers sont inexistants.

Le dernier cas d’escroquerie remonte à deux jours plus tôt avant l’arrestation arbitraire collective des dix personnes susmentionnées très haut. Un jeune homme d’une trentaine, Idenguela, avec été interpellé avec du chanvre par les autorités judiciaire congolaise, à Molo, un village frontalier du Congo Brazzaville, situé à 5 km de Malinga.

Après sa libération sous caution auprès des agents congolais, le présumé détenteur de botte de chanvre a été à nouveau interpellé puis gardé à vue à gendarmerie de Malinga pour les mêmes motifs. Les gendarmes mafieux ont exigé les parents d’Idenguela de payer rubis sur ongle la somme de cent mille francs (100 000 FCFA) pour la libération de ce dernier.

Mais la supercherie ne marchera pas cette fois-ci avec la détermination de famille d’Idenguela de ne pas lâcher à la pression des gendarmes.

 

LA GOUTTE D’EAU QUI A FAIT DEBORDER LE-VASE

A en croire la source, rien ne présageait ce jour-là, à une arrestation collective des dix personnes. Le maire, Séraphine Waveladjina Malali, avait tenu une réunion avec le préfet du département de la Louetsi-Bibaka, et l’ensemble des chefs d’administrations de la localité.

Au cours de celle-ci, l’édile de la ville aurait émis le vœu licencier abusivement, Marcel Bipecka, l’un des agents de la mairie. Informé du plan diabolique de l’autorité municipale, Marcel Bipecka s’est rendu au bureau de cette dernière pour savoir de quoi était-il question.

Mais une chaude dispute entre le maire et son collaborateur a éclatée. Se sentant menacée par ce dernier, l’édile de la ville a fait intervenir la gendarmerie. Interpellé à son tour, Marcel Bipecka a été placé en garde à vue. Toute chose qui a abordé le-vase.

Les populations manifestant leur mécontentement pour ce énième cas d’injustice a envahi la brigade pour exiger la libération Marcel Bipecka. Dans la foulée, six personnes ont été arrêtées. Notamment, Victor Mwinga, du secrétaire général de la préfecture, Dieu donné Yemba, de Jean Pierre Mouyouma, d’Emmanuel Sombé, et Samuel Mangomo.

Joint au téléphone, le commandant de brigade adjoint nous a indiqué que les mis en causes auraient agressé le maire et qu’ils seraient également les instigateurs de la violence dans le village. Toutes accusations que l’ensemble des habitants rejettent.

Pourquoi, les hommes en treillis aiment se gérer dans les affaires politiques et prétendent être au dessus de la loi, une fois affectés dans les coins reculés comme Malinga. La question reste entièrement posée.

Achile Patrick DINDOUMOU

LAISSER UN COMMENTAIRE

Or
Please enter your comment!
Please enter your name here