Accueil Economie Les indignés de STSI BOCCARD, regroupant 33 PME gabonaises réclament 10 milliards

Les indignés de STSI BOCCARD, regroupant 33 PME gabonaises réclament 10 milliards

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33 PME gabonaises regroupés au sein du collectif des indignés de STSI Boccard Gabon, ont au cours d’un point de presse tenue ce vendredi 2019 à la foire municipale de Port Gentil, dénoncé les agissements de cette entreprise installé dans la capitale économique et réclamé la somme de 10 milliards de francs de créances.

« Nous COLLECTIF DES INDIGNES DE STSI BOCCARD, regroupant 33 PME gabonaises installés à Port Gentil représenté par son Président Mr MOUNDOUNGA PIERRE,
Venons par la présente conférence de presse auprès de vous afin de vous informer de fait qui mettent nos PME en situation de quasi-faillite. Voici les faits depuis prés de 8 ans la société française STSI BOCCARD sous-traitant pour la compagnie TOTAL est redevable auprès de PME gabonaises de créances avoisinant 10 000 000 000 (DIX MILLIARDS) FCFA. STSI BOCCARD avait obtenue le 10 mai 2013 un concordat préventif lui ayant servie de parapluie judiciaire et empêchant toutes poursuites à son encontre entretemps ladite société continuerait à prospérer allégrement en république gabonaise sous une nouvelle dénomination sans montrer le moindre début d’intérêt à l’égard de ses créanciers »

Malgré les victoires judiciaires obtenues par le collectif, le tribunal de Port Gentil semble insensible à la suite qu’il devrait pourtant donner à cette affaire judiciaire.

« Après de nombreuses et fastidieuses audiences au tribunal de Port Gentil où est instruit ce dossier, et bien que n’ayant eu aucune notification officielle du tribunal ou du syndic judiciaire nommé par ce dernier ; il nous est revenu récemment que depuis près de 8 mois, une décision aurait été rendue afin d’ordonner le paiement de nos créances. Car comme le disait si bien SAMUEL FERDINAND-LOP dans les nouvelles pensées et maxime 1970 <>« . Le président de la République a pourtant fait de la justice sociale son cheval de bataille. » Fort de tout ce qui précède nous mettons en exergue les différents points suivants qui illustrent parfaitement notre état d’esprit, notre désarroi et notre questionnement : si la décision a été rendue publique pourquoi n’est-elle pas encore signée ? Pourquoi nous imposer un si long délai et ne pas nous informer en 8 mois du rendu de la décision ?À qui profite cette durée ?Nous avons pris attache avec un avocat chevronné ayant pignon sur rue qui le cas échéant se saisira du dossier.Nous allons notifier par courrier une demande d’explications au syndic judiciaire. Comment serait-il possible que les banques fassent appel si la décision n’est pas signée ?« , se sont-ils interrogés.« 

Adhérant à la politique du chef de l’état ALI BONGO ONDIMBA dans le cadre du GABON DES SERVICES en créant nos structures pourvoyeuses d’emplois, nous sommes INDIGNES du fait qu’une fois de trop des citoyens motivés à participer à l’économie du Gabon se retrouvent dans l’incapacité de jouir de leurs dus et sont empêchés de créer des emplois, à qui fait-on du mal ? À nous vraisemblablement, mais également et surtout à l’économie locale voir nationale, voici près de 500 emplois qui sont ainsi mis en suspens du fait du tribunal de Port-Gentil. Donner une fin heureuse à ce dossier relèverait du service rendu à la nation, nous payer ferait travailler de façon directe et indirecte près de 1000 chefs de famille gabonaises. Cet argent serait réinjecté dans le tissu économique gabonais, les banques, les commerces et à d’autres PME. Ne pas nous payer serait de la non-assistance à patrie en danger et irait à contrario des objectifs des plus hautes autorités de l’état. Tout comme l’a si bien rappelé monsieur le Premier ministre chef du gouvernement Julien NKOGHE BEKALE lors de son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale. Comme l’avait souligné le sage AMBROISE RENDU dans le traité de la morale 1834 ″la justice consiste essentiellement à accomplir, sans réserve et sans délai, ce grand précepte : rendre à chacun ce qui lui est dû « Enfin nous le déplorons pour l’avoir subi que nous sommes ignorés depuis le début de cette épopée judiciaire et c’est fort de cela que nous interpellons Monsieur le Premier Président près de la cour d’Appel de Port-Gentil, Madame le Procureur Générale près de la cour d’appel de Port-Gentil et son excellence Monsieur le gouverneur de la province de l’Ogooué maritime. Nous en appelons à votre sollicitude afin de nous suppléer dans le sens de la résolution définitive de ce dossier de près d’une décennie de léthargie. Car comme pensait ALFRED AUGUSTE PILAVOINE dans les pensées, mélanges et poésies de 1845 « la justice doit avoir dans le juge, un serviteur plutôt qu’un interprète, le pouvoir discrétionnaire n’est pas une prérogative, c’est plus une grande responsabilité »