LE CAP, Afrique du Sud, 10 octobre 2019/ — La quatrième conférence annuelle Africa Oil & Power (AOP)  a débuté aujourd’hui au Cap, en Afrique du Sud ; Les élites industrielles sont réunies pour aborder l’avenir de l’énergie en Afrique et entamer un dialogue destiné à stimuler la croissance économique du secteur ;Guillaume Doane, PDG d’Africa Oil & Power ; NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie ; S.E. Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre sénégalais du Pétrole et de l’Énergie et S.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures de Guinée équatoriale ont inauguré l’événement qui durera trois jours ; La conférence-exposition AOP se poursuit jusqu’au 11 octobre au CTICC 1 du Cap, en Afrique du Sud. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur www.AOP2019.com.

Réunis pour aborder l’avenir du secteur énergétique en Afrique, les ministres du Pétrole de divers États du continent se sont retrouvés aujourd’hui au CTICC pour la quatrième conférence-exposition annuelle Africa Oil & Power (AOP) qui se poursuivra jusqu’au 11 octobre 2019.

Organisée sur le thème #MakeEnergyWork, l’édition 2019 de la conférence AOP doit servir de catalyseur à l’intensification de la croissance et du développement économiques en facilitant les débats clés relatifs au rôle substantiel que devrait jouer le secteur de l’énergie pour stimuler d’autres secteurs et créer des économies prospères et compétitives.

La première journée de l’intense programme, qui en compte trois, a débuté par les discours liminaires de Guillaume Doane, PDG d’Africa Oil & Power ; de NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie ; de S.E. Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre sénégalais du Pétrole et de l’Énergie et de S.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures de Guinée équatoriale.

« Le secteur de l’énergie est le moteur économique du continent africain. Nous devons et nous pouvons en faire plus pour attirer davantage d’investissements », a déclaré Guillaume Doane, qui a également mis les décideurs du secteur au défi en leur posant des questions cruciales et nécessaires pour que l’Afrique prospère.

« Chers investisseurs, êtes-vous prêts à faire de l’Afrique une priorité plus importante dans vos agendas de dépenses ? Et vous, chers gouvernements africains, êtes-vous décidés à faire ce qu’il faut pour créer un environnement plus propice aux investisseurs ? Il est temps que l’Afrique devienne le principal récipiendaire d’investissements énergétiques. Nous devons et nous pouvons en faire plus », a-t-il avancé.

S.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures de Guinée équatoriale a lui aussi prononcé un discours inaugural au cours duquel il a relevé le rôle joué par le secteur pétrolier et gazier dans le développement de l’Afrique tout en qualifiant le secteur de l’énergie de critique pour la croissance africaine. Il l’a dit haut et fort : « Le pétrole et le gaz sont bénéfiques pour l’Afrique. Je le répéterai à l’envi, le pétrole et le gaz sont bénéfiques pour l’Afrique ». Et d’ajouter : « L’avenir des ressources africaines est le gaz. »

Représentant S.E. Macky Sall, président de la République sénégalaise, le ministre Cissé s’est attardé sur le potentiel des nations d’Afrique de l’Ouest en matière d’hydrocarbures et a esquissé les projets du gouvernement pour maximiser ce potentiel et intensifier la croissance économique : « La vision de la présidence sénégalaise en matière de pétrole et de gaz repose sur un facteur clé : le local », a-t-il indiqué.

« L’aspect local n’est pas seulement un excellent garant d’inclusion sociale et de création d’emplois ; il est aussi pertinent du point de vue économique. »

En ce qui concerne l’importance des nouvelles relations d’investissement, en particulier celle de la coopération intra-africaine pour que l’énergie fasse croître l’économie, NJ Ayuk a encouragé les délégués à se lancer dans un processus de présentation dynamique et à acquérir des connaissances de première main quant à la manne de possibilités de financement dans des pays comme le Sénégal, la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud et l’Afrique du Sud.

« Le niveau de dialogue intra-africain étant resté bien trop faible par rapport au potentiel de ressources naturelles de notre continent, nous devons faire en sorte que les nations africaines s’engagent davantage les unes vis-à-vis des autres », a-t-il déclaré.

Ces discours liminaires ont été entendus par le groupe de travail du ministre, constitué de S.E. Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre sénégalais du Pétrole et de l’Énergie ; l’honorable Fafa Sanyang, ministre gambien de l’Énergie et du Pétrole ; S.E. Abdirashid Mohamed Ahmed, ministre somalien du Pétrole et des Ressources minérales et S.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures de Guinée équatoriale.

Lors de la réunion du groupe de travail du ministre sur le thème Challenging the Status Quo – Making Energy Work for Africa (remettre en cause le statu quo – pour que l’énergie fonctionne en Afrique) et modérée par la correspondante de CNN en Afrique, Eleni Giokos, le ministre Obiang Lima a fait part de son optimisme quant au retour des investisseurs en Afrique, évoquant les immenses réserves d’hydrocarbures du continent comme atout majeur pour attirer les investissements internationaux. Il a cependant cité le manque d’infrastructures nécessaires dans le secteur énergétique africain comme l’un des facteurs déterminants ayant retardé les avancées, notamment dans le secteur du GNL.

Alors que son pays est en train de clôturer une ronde d’octroi de licences, le ministre Obiang Lima a par ailleurs révélé que les résultats de l’« EG Ronda » seraient connus le 1er novembre 2019. Il a ajouté qu’alors que le slogan de son ministère pour 2019 était « Drill or drop » (forer ou abandonner), l’année 2020 serait placée sous le signe d’« Invest or drop » (investir ou abandonner).

Lors de son allocution à la conférence AOP, Guillaume Doane a abordé les principaux défis et opportunités des secteurs pétroliers, gaziers et électriques en Afrique. Il a rappelé aux participants la chose suivante : « L’Afrique continue à figurer parmi les principales régions où d’importants gisements de pétrole et de gaz sont encore découverts. En 2016, cinq des dix plus grands gisements de pétrole découverts l’ont été en Afrique. Qu’il s’agisse du Mozambique, de l’Angola, du Sénégal ou de la République du Congo, lorsque les compagnies se lancent dans des forages, elles ont tendance à trouver du pétrole à une fréquence plus élevée que la moyenne mondiale. »

En ce qui concerne le secteur électrique, il a déclaré : « Résoudre le problème d’électricité de l’Afrique du Sud et du reste du continent exigera une plus grande libéralisation du marché, davantage de privatisations et de partenariats privés-publics. Y parvenir nécessitera des changements de mentalité autant que des changements de politiques. »

La conférence AOP se poursuit jusqu’au 11 octobre. Un des temps forts du programme sera le lancement des rapports d’investissement « Africa Energy Series » relatifs à l’Angola, au Sénégal et à l’Afrique du Sud.