Accueil A la Une Lettre ouverte du président du SYPROCOM à Billie By Nze

Lettre ouverte du président du SYPROCOM à Billie By Nze

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Suite aux propos tenus par l’ancien ministre de la communication, sur les antennes de la radio Urban FM, relayés par TeleAfrica. Edgard Nziembi Doukaga, président du syndicat des professionnels de la communication, réponds à Aline Claude Julie By Née.

À MON CHER AÎNÉ, Alain Claude BILIE-BI-NZE !

Monsieur le Ministre d’État et Très Cher Grand Frère, après vous avoir suivi comme beaucoup de gabonais, sur les antennes de Urban FM – TéléAfrica, j’ai definitivement compris que vous restez un acteur politique insaisissable, imprévisible et surprenant.

Des propos objectifs de votre successeur à la Communication, vous vous surprenez :

1/ des difficiles conditions de travail des communicateurs que vous aviez humiliés chaque jour; depuis 2015;
2/ du piteux état de la Maison Georges Rawiri où vous y aviez quasiment élu « second domicile » pour tenir de dizaines de réunions et installer vos habitudes d’immixtion dans le fonctionnement quotidien des services de la rédaction et des programmes;
3/ de l’inobservation de la règle de solidarité entre collègues Membres du Gouvernement que vous aviez régulièrement violée en altérant le passage de certains de vos collègues Ministres sur les antennes des médias publics …

Tenons-nous à la vérité de reconnaître que si vous étiez encore à la Communication, cette visite des infrastructures n’aurait pas eu lieu, ces images n’auraient jamais été tournées, ce reportage n’aurait jamais été diffusé et les gabonais n’auraient jamais su dans quelles conditions se démènent les communicateurs pour faire fonctionner la Radio et la Télévision publiques, l’opinion n’aurait pas évalué le passage finalement tragique d’un homme politique dont la prouesse est de toujours trop parler pour nourrir l’illusion.

Vous avez dit que « ce bâtiment a été livré avec des malfaçons » et comme cela ne vous engageait pas, vous vous êtes contenté d’y tenir de multiples réunions et d’y asseoir le règne de la terreur sur les agents que vous croyiez être « vos sujets », sans pour autant évaluer les risques de révolte à l’origine de votre éviction de la tête de la Communication ?

Les gabonais sont enfin rassurés d’apprendre qu’il y a  » des rivalités politiques » entre des compatriotes incapables de se loger dans un costume de MINISTRE DE LA RÉPUBLIQUE,. Venant d’un ancien Porte-parole de la Présidence de la République, qui donnait l’impression d’avoir droit de vie et de mort sur d’autres compatriotes, y compris d’anciens collègues Ministres en désaccord avec lui, ces propos nous renvoient à la culture du « juste retour du bâton à flageller ».

Et puis, à quoi renvoie une rivalité politique entre deux gabonais qui nourrissent des ambitions politiques dans des bastions politiques séparés de plus de 500 kilomètres, à moins qu’elles soient cachées et de dimension nationale comme ça se raconte dans les maquis d’Atsib-Ntsoss…

Alors que le SYPROCOM conditionne ses intentions de saisir la Justice et la Cour des Comptes au sujet de l’utilisation de la Redevance et concernant la dette cumulée par la Radio et la Télévision, à une attitude de silence et d’humilité de votre part, vous continuez de minimiser le drame professionnel que les communicateurs ont vécu pendant près de 3 ans.

Très Cher Aîné, Alain Claude BILIE-BI-NZE, les sages Punu disent que  » ilumbu yi ikungue, pa utsi konde mbangu, u ya konde ghu sweme ». En cette période qui célèbre nos cultures, traduire des propos écrits dans nos langues peut paraître comme une injure…donc, je ne traduis pas cet adage. Bon courage Mon Aîné.

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