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Jean Fidèle Otandault asphyxie les institutions

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« Mais d’où sort ce type ? », cette question lancinante revient sur toutes les lèvres des agents de l’Etat désabusés par les pratiques peu loyales de Fidèle Otandault.

Le personnage qui  trône sur nos finances publiques est issu de la galaxie Accrombessi qui vampirise toute l’administration publique gabonaise. Même hors du Gabon, le gourou Accrombessi, depuis sa planque londonienne,  sait qu’il peut compter sur le ministre du Budget, l’un de ses fidèles lieutenants qui poursuit l’œuvre funeste de son maître.

 

Tous les secteurs d’activité et les institutions de la République, en sont impactés. Ce n’est pas un abus de langage de dire que tous les secteurs sont gravement métastasés par le cancer Accrombessi. Fort de ses liens culturels et claniques avec son mentor tous deux issus du Dahomey, Fidèle Otandault, cet individu sans relief à la silhouette quelconque,  gère les finances publiques selon ses humeurs du moment. Surtout si votre tronche ne lui revient pas, il ne sortira pas un seul radis. C’est ainsi que les institutions mènent une vie en dents de scie; des institutions qui traînent d’importants arriérés de primes fonctionnelles. Les Sénateurs, pour entrer en possession de leurs primes, ont dû péter un câble et poussé le brave Fidèle jusqu’à ses derniers retranchements. Les députés de la douzième législature, de leur côté, attendent toujours le paiement de leurs primes ; tout comme les anciens Conseillers-membres de l’ancien CNC dont son avatar, la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui n’en n’est pas épargnée.

 

Payer les primes et autres avantages dus aux agents de l’Etat, c’est trop lui demander, alors que c’est du pipi de chat comparé à ses fonds communs issus de multiples régies ou son salaire estimé à 300 millions de FCFA.

 

Les arriérés des salaires et des primes dans les institutions et les ministères s’accumulent sans qu’il y ait à l’horizon la moindre lueur d’espoir pour ces pôvres bougres qui continuent à bailler pendant que sieur Otandault qui se la coule douce, demeure imperturbable.

 

Pour ce qui est des institutions pour ne prendre que le cas de  la HAC, les primes de fonction qui doivent leur être versées par cette juridiction administrative de régulation des médias qui jouit d’une gestion autonome, demeurent jusque-là une arlésienne. 8 mois déjà se sont accumulés. Jusqu’ici toujours pas de véhicules de fonction pour des autorités qui ont pourtant rang et prérogatives de ministres délégués alors même que, en bon petit nègre vautré sur ses acquis financiers, son parc automobile à lui ne cesse de s’agrandir. Des actes d’engagement auraient déjà été passés par le Directeur général du Budget et le concessionnaire CFAO, mais jusqu’ici sans suite. 700 millions de FCFA auraient même déjà été positionnés au trésor pour le bon fonctionnement de cette institution. L’argent traîne à être viré dans le compte de l’institution domicilié à la Caisse des Dépôts et de Consignation (CDC).Une bien curieuse rétention de la manne qui ne s’explique autrement que par la volonté d’asphyxier l’institution et ses dirigeants. A la manivelle se trouve le même fantasque ministre du Budget, Fidèle Otandault qui aurait décidé de se torcher avec les ordres passés par le DGB qu’il veut à tout prix discréditer, semble-il. Il est d’ailleurs rapporté qu’entre les deux personnages, ce n’est pas le grand amour.

 

L’action d’Otandault grippe toute la machine administrative. D’où les grèves à répétition qui sonnent comme un élément précurseur d’une explosion sociale capable de faire sauter toutes les digues sécuritaires. Pendant que les agents de l’Etat se déchirent la peau des fesses pour gérer un quotidien de plus en plus hostile, sieur Otandault est entre deux avions pour faire du business. Mais quelle idée d’avoir ramené l’individu à ce poste ? C’est à croire que le nouveau Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé, manque de couilles pour mettre ce personnage énervant hors d’état de nuire.

 

Sauf à croire qu’il n’est rien d’autre qu’un parfait factotum, qu’il n’est pas à l’origine de la formation du nouveau gouvernement qui incomberait plutôt à Accrombessi dont on dit que le fantôme plane toujours sur le merdier Gabon.

 

 

 

 

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