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Affaires EGCA/SATRAM : Des hommes de Justice impliqués dans des grosses malversations financières 

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Le président du Tribunal de première instance de Port-gentil,  Cynthia Ntsame,  l’huissier de Justice, Me Abessolo Mezui, et le  syndic judiciaire  d’EGCA,  Ndoye Loury,  sont cités dans une affaire de  malversations financières au détriment de l’État gabonais et du groupe EGCA/STRAM.

Ils devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes dans les jours à venir. Il leur  est reproché entre autre de s’être rendus coupables de tripatouillages financiers en l’occurrence le détournement des plusieurs centaines de millions de francs CFA destinés au paiement des salaires et des droits légaux des employés d’EGCA.

Une vaste escroquerie dont l’État gabonais aurait également fait les frais. Le scandale a éclaté il y a quelques temps.  Chacun des personnages cités plus haut aurait joué un rôle pour desabuser des agents licenciés, apprend-t-on des sources bien informées.

C’est le cas de l’huissier de Justice Me Abessolo, qui se chargeait  de collecter des fonds auprès des créanciers du groupe EGCA/Satram.

Après le décaissement par l’État des sommes colossales, celles-ci ayant été versées dans un compte à la Caisse de dépôt et consignations (CDC), curieusement au nom d’un certain Bertrand Abessolo Mezui au lieu que cela se fasse dans le compte de redressement  ouvert pour les besoins de la cause.

Le fameux compte était géré   par un mandataire judiciaire de Satram, Maître Gondet Bibang. Pour rappel,  Maître Abessolo aurait obtenu de l’État, la consignation à titre provisoire de 2 milliards de francs CFA qui devraient être versés dans un compte ouvert à la CDC au nom des frais de Justice.

Le ministre d’État, chargé de la Justice, Garde des Seaux, Anicet Mboumbou Miyakou, saisi de l’affaire par le collectif des employés du groupe ECGA/Satram, aurait demandé que les fonds soient retournés aux deux entités en redressement judiciaire.

M. Ndoye  aurait tout de même reconnu avoir reçu 750 et 250 millions de francs CFA via virements bancaires, une pièce comptable datant du 29 mai 2019 en faisant foi. Malgré tout, ce dernier aurait redemandé un autre milliard de francs CFA devant servir à la liquidation, une bonne fois pour toute, des droits de travailleurs d’EGCA.

Auditionné par la Police Judiciaire (PJ), Ben Ali, ancien dirigeant du groupe EGCA/Satram, avait indiqué que dans le compte de ces deux entreprises, se trouvaient la somme de 2,8 milliards de francs CFA versés par l’État dans le cadre d’un projet immobilier à réaliser à Libreville et à Port-gentil.

Selon une source proche du dossier, les services du Trésor public auraient procédé aux virements de deux milliards dans un compte “fêtes tournantes” numéro 0073412200000723-42 du ministère de la Justice, domicilié à la caisse de dépôt et consignations (CDC).

Le président du tribunal de Port Gentil avait en réalité viré Ndoye Loury à la faveur d’un juge commissaire, chargé de liquider EGCA. Pour quelles raisons?
En réalité, elle l’utilisait pour se renflouer les caisses.
Comment comprendre qu’un hussier de justice puisse se faire payer les honoraires à 70%?  La même présidente du tribunal de Port Gentil s’est fendu en denonciatrice dans une lettre adressée au Chef de la magistrature suprême. Cette dernière a souhaité voire le départ d’Anicet Mboumbou du ministère de la justice. Une première dans l’histoire du pays. Malgré ses magouilles, les employés d’EGCA demandent la nomination d’un nouveau syndic ce qu’elle refuse…

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