Il y a quelques années disparaissait Dominique Diata, homme d’affaires doublé d’un écrivain et d’un dramaturge, à qui nous devons la formule : « les choses les plus simples peuvent parfois être les plus compliquées ». Et voici que cette « prophétie » semble se concrétiser à la faveur d’une farouche opposition entre sa progéniture avec laquelle, est- il utile de rappeler, les relations s’étaient profondément dégradées et son épouse légitimement mariée, Natacha, contre laquelle les premiers cités se sont ligués au point d’entreprendre des actions tendant à la déposséder, y compris de ses biens propres.

Père de plusieurs enfants, Dominique Diata avait convolé en justes noces le restant de sa vie avec une dame, veuve Natacha Diata, choisissant le régime matrimonial monogamique avec séparation des biens. Tout au long de cette union, les choses allaient comme sur des roulettes chacun respectant son conjoint. Les relations entre les nombreux enfants du défunt et lui n’étaient pas exemplaires d’autant qu’elles souffraient d’un échange de courriers violents, d’ailleurs ne les avait- il pas souvent écarté de son champ visuel. Après son décès, sa progéniture monte au créneau, entreprenant des actions de nature à troubler la quiétude de la veuve déjà très affectée par le départ de son conjoint. En effet, les enfants du défunt qui ont entrepris d’exproprier dame Natacha Diata en allant jusqu’à violer les dispositions juridiques liées à la gestion du compte de la société « Mitimbo Construction » domiciliée à l’Agence Gabonaise des Banques (UGB), débitant avec le concours d’un juge et du gestionnaire sans nul doute celui-ci, se seraient engagés à lui retirer de force la maison bâtie par elle sur la propriété familiale d’Angondjé, maison dont elle détient et pourtant tous les documents afférents à la construction. Cependant l’on sait pour ne pas avoir besoin de le répéter à tout bout de champ que le régime matrimonial choisi par le couple Diata autorisait chacun des conjoints au décès de l’autre de jouir entièrement de ses propres biens. 

Ce que ne comprend pas du tout la veuve Diata, c’est qu’alors que feu son époux avait pris le soin pour clarifier la situation une fois rappelé à Dieu d’éviter qu’une telle embrouille n’apparaisse en saisissant par courrier le gestionnaire du compte UGB de la société « Mitimbo Construction » qu’il instruisait de ne débiter que sous la signature de son épouse Natacha Diata et d’un de ses fils, le nommé Dany Stéphane Diata Keita, excluant dans la correspondance à lui adressée toute personne antérieurement désignée, en l’occurrence sa sœur cadette, veuve Malombo, elle soit l’objet d’un tel traitement. Les enfants ayant, on ne sait pas quel stratagème, contourné le « testament », pour ainsi parler, de leur père, dire qu’il s’agit là de dispositions juridiques, tout comme l’est d’ailleurs la reconnaissance de Dominique Diata à ne point voir l’un de ses enfants s’immiscer dans les affaires concernant la maison construite sur sa propriété par les soins de son épouse qui en détient d’ailleurs tous les documents pour contrecarrer tout fossoyeur, lui, leur ayant construit et légué une à un niveau à Port- Gentil selon ses propres propos. 

Il est plus que temps que le quiproquo qui s’est installé trouve son épilogue par l’intervention justifiée de la justice qui, seule, devant les preuves matérielles qui seront exigées et que devront apporter les deux parties qui se font face dont l’une incongrument, est qualifiée pour remettre chacun dans ses droits et mettre fin à une histoire rocambolesque comme on n’en voit que très rarement aujourd’hui en plein XXIème siècle dans tout État de droit.

Nous y reviendrons dans notre prochaine livraison avec force détails.

                                                                                      Amourh Cesard